LIGNE DE TEMPS

 

 

1912                         - né à Cancon, Lot-et-Garonne, le 14 mai

à partir de 1929      - Ecole des Beaux-Arts de Marseille

1932 – 1934            - Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris (ENSBA)

1935 – 1936            - premiere œuvre : Palais Albert 1er, (en collaboration avec Henri    Enjouvin), Aix-en-Provence

À partir de 1946     - Stade de la Torse, Aix-en-Provence

1947 – 1953            - Le Vieux Port de Marseille et La Tourette, Marseille

1950 – 1963            - Station balnéaire Les Sablettes, La Seyne-sur-mer

1951 – 1953            - Les Deux Cents Logements, Aix-en-Provence

1953 – 1954            - La cité Diar es-Saada, Alger, Algérie

1953 – 1954            - La cité Diar el-Mahçoul, Alger, Algérie

1954 – 1957            - Climat de France, Alger, Algérie

1954 – 1964            - Gares de Mashad et Tabriz, Iran

1957 – 1963            - Résidence Victor Hugo, Pantin

1959 – 1961            - Résidence du Parc, Meudon-la-Forêt

1961                         - arreté en mars

                                 - exclu de l’Ordre des Architectes

1962                        - évasion de la prison le 8 septembre

1963                        - rentré en France pour le procès

                                - condamné et rentre en prison le 13 juillet

1964                       - à cause de son mauvais état de santé, il peut sortir de la prison pendant une année  

                               - publication du roman « Les Pierres sauvages » ; Editions du Seuil, Paris

1965                       - arrêté de nouveau en février 19653

                               - entre en grève de faim3

                               - pour des raisons de santé : définitivement libéré le 25 février 1965

1965                       - prix littéraire pour « Les Pierres sauvages » : Prix des Deux Magots

1967                       - Zeralda, Alger, Algérie

1968                       - Tipaza, Algérie

1968                       - publication de l’autobiographie « Mémoires d’un architecte » ; Editions du Seuil, Paris

1967 – 1970           - Quartier de la Brèche-aux-Loups, Ozoir-la-Ferrière

1971                        - amnistié par le Président Georges Pompidou le 12 mai3

1974                        - création de la maison d’éditions Le Jardin de Flore

1974 – 1982           - restauration du Château de Belcastel

1978                        - réintégré à l’Ordre des Architectes

1984                        - attribution du grade d’officier de la Légion d’honneur pour son œuvre, en particulier l’œuvre

                                   algérien, par François Mitterand

                                  - inauguration officielle du Château de Belcastel le 6 juillet 8

1985 – 1987             - Conservatoire municipal de musique Jacques Ibert, Paris

1985                         - Logements avenue Jean-Jaurès 180, Paris

2005                         - deux galeristes américains font l’acquisition du Château de Belcastel et l’ouvrent au                                                         public

2012                         - symposium au Château de Belcastel pour le 100ème anniversaire de la  naissance de Fernand Pouillon

2017                         - Fondation de l'association L'Heritage de Fernand Pouillon

 

PROJETS

 

 

Palais Albert 1er, Aix-en-Provence 1935 - 1936

Le Palais Albert 1er fut le premier immeuble de Fernand Pouillon. En collaboration avec Henri Enjouvin, il construit cet immeuble de six étages à l’entrée de la vieille ville d’Aix-en-Provence. L’immeuble fut bâti dans le style art-déco.   

(DENANTE, Sylvie. Aix-en-Provence - Palais Albert 1er. Drac Paca [online]. Disponible sur: http://www.culturecommunication.gouv.fr/Regions/Drac-Paca/Politique-et-actions-culturelles/Patrimoine-du-XXe-siecle/Le-label/Les-edifices-labellises/Label-patrimoine-du-XXe-Bouches-du-Rhone/Aix-en-Provence/Aix-en-Provence-Palais-Albert-1er. (Consulté le 10/08/2017.). ) Sous les 30 logements, au rez-de-chaussée, se trouvent deux commerces (VOLDMAN, Danièle. Fernand Pouillon, Architecte. Paris : Editions Payot & Rivages, 2006, p. 41.).

 

Stade de la Torse, Aix-en-Provence (à partir de 1946)

Le ministère fait commander un stade à Aix-en-Provence en 1946, Fernand Pouillon gagne le concours pour celui-ci en 1947.  Les responsables ont été convaincus par l’élégance des grandes ailes métalliques qui servent de toit pour les tribunes.

VOLDMAN, Danièle. Fernand Pouillon, Architecte. Paris : Editions Payot & Rivages, 2006, p. 115.)

 

Le Vieux Port de Marseille et La Tourette (1947-1953)

1947 - 1953  { Fernand Pouillon Projets. Archigraphie [en ligne]. Disponible sur : http://www.archigraphie.eu/?p=642. (Consulté le 28/07/2017). }

Le Vieux Port de Marseille avait été détruit en 1943 par les Allemands et, après la guerre, le besoin de reconstruction était grand. Au début, Fernand Pouillon faisait partie d’un grand groupe d’architectes qui avaient été engagé pour rebâtir le quartier du Vieux Port. Avec ses collaborateurs, il a érigé l’ensemble des logements de La Tourette, du côté le plus à l’ouest du port. Avec ses ingénieurs et les entrepreneurs, il est arrivé à construire l’ensemble de logements à un prix modéré; ce qui a incité les sinistrés des maisons détruites du front de port à protester contre les prix plus forts des autres groupes d’architectes qu’ils demandaient pour leurs projets. Comme Pouillon pouvait offrir des bâtiments à un meilleur prix qui, de plus, plaisaient davantage aux clients, il fut engagé comme architecte en chef du front du port. Dans les arcades au rez-de-chaussée des immeubles du front de port se trouve une galerie commerciale, comme c’était le cas avant la destruction du port.

Immeubles Pouillon. Tourisme Marseille [en ligne]. Disponible sur : http://www.tourisme-marseille.com/fiche/immeubles-fernand-pouillon-marseille/. (Consulté le 16/07/2017).

VOLDMAN, Danièle. Fernand Pouillon, Architecte. Paris : Editions Payot & Rivages, 2006, p. 90 – 104.

 

Usine Nestlé, Marseille (1949-1952)

Avec l’architecte René Egger, Fernand Pouillon a été engagé pour la construction d’une nouvelle usine pour la société Nestlé, qui voulait profiter de la facilité d’importer et exporter leurs produits depuis le port de Marseille. Cette entreprise ambitieuse comprenait la fabrication de deux unités automatisées pour le chocolat et le café soluble, ainsi que des bâtiments d’administration et des logements pour les ouvriers. L’usine se distingue par ses éléments décoratifs sur les façades, tels que des variations de couleur et de texture. L’abondance d’espaces verts au milieu des bâtiments a contribué à son surnom : “l’usine verte” de Marseille, qui a reçu le label du Patrimoine du XXe siècle.

ROY, Eve. Direction régionale des affaires culturelles Provence-Alpes-Côte d’Azur. Label Patrimoine du XXe siècle en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Usine Nestlé. [en ligne]. (28 novembre 2000) Disponible sur: <archive.wikiwix.com/cache/?url=http%3A%2F%2Fwww.paca.culture.gouv.fr%2Fdossiers%2Fxxeme_label%2Fnotices%2F13%2Fmarseille%2Fusine_nestle%2Fusine.htm> (Consulté le 16 juillet 2017)

 

Station balnéaire Les Sablettes (1950 - 1953)

La première station balnéaire aux Sablettes dans la commune de la Seyne-sur-mer date de 1887 et fut détruite par les allemands pendant la deuxième guerre mondiale. Fernand Pouillon fut chargé de la reconstruction en 1950. Après un travail de trois ans, un tout nouveau village fut érigé : des logements sociaux, un hôtel, des restaurants et boutiques ainsi que des cabines de bains, un casino et un petit port. Tous les bâtiments furent construits avec la pierre blanche du Pont du Gard.

TILLIER, Alice. Les Sablettes de Fernand Pouillon. L’express [en ligne]. 07/08/2003. Disponible sur : http://www.lexpress.fr/informations/les-sablettes-de-fernand-pouillon_652651.html. (Consulté le 26/07/2017).

DENANTE, Sylvie. La Seyne-sur-Mer – Les Sablettes. Culutrecommunication.gouv.fr [en ligne]. 2000. Disponible sur : http://www.culturecommunication.gouv.fr/Regions/Drac-Paca/Politique-et-actions-culturelles/Patrimoine-du-XXe-siecle/Le-label/Les-edifices-labellises/Label-patrimoine-du-XXe-Var/La-Seyne-sur-Mer/La-Seyne-sur-Mer-Les-Sablettes. (Consulté le 26/07/2017).

 

Bibliothèque de la faculté de Droit à Aix-en-Provence (1950-1954)

 

Encore une fois en collaboration avec René Egger, Pouillon réalise la construction de la bibliothèque de la faculté de droit à Aix-en-Provence. La bibliothèque s’ouvre au sud sur le site de la faculté de droit et comprend trois parties distinctes situées autour d’une cour intérieure. À l’entrée se trouve une galerie couverte entourée de colonnes impressionnantes. La structure en entier est faite de pierres qui soulignent le style néo-classique de la faculté.

DENANTE, Sylvie. Direction régionale des affaires culturelles Provence-Alpes-Côte d’Azur. Label Patrimoine du XXe siècle en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Bibliothèque de la faculté de droit. [en ligne]. (16 novembre 2017) Disponible sur: <archive.wikiwix.com/cache/?url=http%3A%2F%2Fwww.paca.culture.gouv.fr%2Fdossiers%2Fxxeme_label%2Fnotices%2F13%2Faix_en_provence%2Fbiblio_fac_droit%2Fbiblio.htm> (Consulté le 16 juillet 2017)

 

Les Deux Cents Logements d’Aix en Provence (1951-1953)

1951 - 1953 { Fernand Pouillon Projets. Archigraphie [en ligne]. Disponible sur : http://www.archigraphie.eu/?p=642. (Consulté le 28/07/2017). }

Fernand Pouillon était mécontent avec la qualité et le prix des logements sociaux. Pour montrer qu’une bonne qualité et un prix bas ne s’opposaient pas, il proposa à la ville d’Aix-en-Provence de faire ériger « deux cents logements à deux cents mètres de la ville, construits en deux cents jours, pour deux cents millions ». (POUILLON, Fernand. Mémoires d’un architecte. Paris : Editions du Seuil, 1968, p. 141.) Fernand Pouillon réalisa ce projet avec succès en collaboration avec son collègue René Egger, ce que lui amena bien d’autres engagements. (VOLDMAN, Danièle. Fernand Pouillon, Architecte. Paris : Editions Payot & Rivages, 2006, p. 116.)  

 

La cité Diar es-Saada (1953 - 1954)

Fernand Pouillon fut appelé en Algérie par le maire d’Alger, Jacques Chevallier, pour bâtir des logements: Une fois là-bas, il fut nommé architecte en chef de l’Office d’HLM d’Alger. En un an, après la pose de la première pierre en août 1953, « 732 logements de 2 à 4 pièces, une école, un bureau de poste, 32 boutiques et un terrain de sport »

(VOLDMAN, Danièle. Fernand Pouillon, Architecte. Paris : Editions Payot & Rivages, 2006, p. 169.) furent érigés. (POUILLON, Fernand. Mémoires d’un architecte. Paris : Editions du Seuil, 1968, p. 164.). Les maisons de la « cité de bonheur » (Diar-es-Saâda, ma Cité d’Alger. Disponible sur : http://diaressaada.alger.free.fr. (Consulté le 21/07/2017).), (traduction directe de « Diar es-Saada ») furent construites avec les mêmes pierres que le Vieux Port de Marseille – on les a embarquées de la Provence. (VOLDMAN, Danièle. Fernand Pouillon, Architecte. Paris : Editions Payot & Rivages, 2006, p.170.)

 

La cité Diar el-Mahçoul 1953 - 1954

{ Fernand Pouillon Projets. Archigraphie [en ligne]. Disponible sur : http://www.archigraphie.eu/?p=642. (Consulté le 28/07/2017). }

En même temps que la cité Diar es-Saada une autre cité fut construite « sur les hauteurs de la ville » (VOLDMAN, Danièle. Fernand Pouillon, Architecte. Paris : Editions Payot & Rivages, 2006, p.169) d’Alger : Diar el-Maçoul, « la cité de la promesse tenue » (POUILLON, Fernand. Mémoires d’un architecte. Paris : Editions du Seuil, 1968, p. 210.). Cette cité se compose de 19 immeubles d’une hauteur moyenne de cinq étages, d’une tour de 20 étages sur la place du marché, d’une école, d’une église, d’un bureau de poste et de magasins. En total, 1550 logements se trouvent à Diar el-Mahçoul, et sont divisés en deux ensembles : les appartements « de confort normal » et les appartements de « simple confort ». Les logements de « simple confort » sont plus petits : à la place d’une cuisine indépendante on trouve une cuisinette dans le salon, et la salle de bain se compose d’une toilette à la turque et d’un simple lavabo. L’extérieur de toute la cité fut décoré de cascades, de fontaines et de plantes, comme c’était le cas à Diar es-Saada.

(VOLDMAN, Danièle. Fernand Pouillon, Architecte. Paris : Editions Payot & Rivages, 2006, p. 169 – 174.)

 

Climat de France (1954 - 1957)

{ Fernand Pouillon Projets. Archigraphie [en ligne]. Disponible sur : http://www.archigraphie.eu/?p=642. (Consulté le 28/07/2017). }

L’ensemble de logements « Climat de France » fut construit sur une pente. C’était une opération particulièrement audacieuse parce que la montagne sur laquelle les 5000 logements devraient être bâtis ,glissait et n’était pas stable (POUILLON, Fernand. Mémoires d’un architecte. Paris : Editions du Seuil, 1968, p. 198 – 199. ; VOLDMAN, Danièle. Fernand Pouillon, Architecte. Paris : Editions Payot & Rivages, 2006, p.176). Contre ces glissement de terrain fut construit un bâtiment serpentin en bas de la cité. Entre deux groupements d’immeubles de différents hauteurs se trouve la cour centrale, dite les Deux Cents Colonnes : un grand bâtiment carré qui est à l’intérieur ouvert sur une cour ; les murs intérieurs sont des colonnes, d’où vient le nom. La cité était planifiée pour des militaires et pour des Algériens fuyant la guerre. De nos jours, la cité est habitée par des Algériens, après le départ des Européens.

DANIEL, Julien. Climat de France, la plus grande cité d’Alger. Le monde [en ligne]. 21/05/2012. Disponible sur : http://www.lemonde.fr/international/portfolio/2012/05/21/climat-de-france-la-plus-grande-cite-d-alger_1704557_3210.html. (Consulté le: 22/07/2017.).   

VOLDMAN, Danièle. Fernand Pouillon, Architecte. Paris : Editions Payot & Rivages, 2006, p.176.

 

Gares de Machad et Tabriz, Iran (1954 - 1964)

{ Fernand Pouillon Projets. Archigraphie [en ligne]. Disponible sur : http://www.archigraphie.eu/?p=642. (Consulté le 28/07/2017). }

Engagé par l’état de l’Iran, Fernand Pouillon travailla sur deux projets commencés mais interrompus deux ans avant son arrivée en Iran. Il s’agissait de la construction des gares ferroviaires de Machad et de Tabriz. C’était un projet particulièrement important pour l’Iran parce que ces gares permettaient la construction de chemins de fer sur un axe est-ouest, de Machad, une ville de pèlerinage musulman, passant par Téhéran, et jusqu’à la frontière russe (Tibraz) – ce qui unissait le pays.

POUILLON, Fernand. Mémoires d’un architecte. Paris : Editions du Seuil, 1968, p. 242 – 250.

 

Résidence Victor Hugo à Pantin (1957 - 1963)

En banlieue parisienne, sur l’ancien terrain d’une distillerie fut construit la résidence Victor Hugo: 262 logements répartis sur des immeubles de trois à dix étages en pierre et marbre rose. Il y a deux types de logements: des trois pièces d’une cinquantaine de mètres carrés et des cinq pièces de 72,88 mètres carrés.

Fernand Pouillon Projets. Archigraphie [en ligne]. Disponible sur : http://www.archigraphie.eu/?p=642. (Consulté le 29/07/2017).

VOLDMAN, Danièle. Fernand Pouillon, Architecte. Paris : Editions Payot & Rivages, 2006, p. 186 – 187.

 

Résidence du stade de Buffalo à Montrouge (1955 - 1958)

{La résidence Buffalo. Hauts de seine [en ligne]. Disponible sur: http://www.ville-montrouge.fr/993-la-residence-buffalo.htm. (Consulté le 11/08/2017.).}

En même temps que la résidence Victor Hugo fut construite la résidence du stade de Buffalo à Montrouge en banlieue parisienne. Comme toutes ses autres complexes de logements, celui-ci est également planifié selon l’idée d’un « véritable ensemble urbain » (VOLDMAN, Danièle. Fernand Pouillon, Architecte. Paris : Editions Payot & Rivages, 2006, p.187.) Même si au premier regard, l’ensemble paraît massif, il y a dans l’aménagement beaucoup de détail : des plantes, des fontaines,…. (VOLDMAN, Danièle. Fernand Pouillon, Architecte. Paris : Editions Payot & Rivages, 2006, p.187.)

 

Résidence du Parc, Meudon-la-Forêt (1959 - 1961)

À Meudon-la-Forêt, en banlieue parisienne, furent construits 2635 logements selon les plans d’une collaboration entre l’architecte-urbaniste Robert Azuelle et Fernand Pouillon, responsable de la plupart des plans architecturaux, pendant que Azuelle s’occupait du zonage. Comme toutes les cités de Fernand Pouillon, la Résidence du Parc ne fut pas un simple ensemble de logements, mais ils se trouvent également des commerces, des écoles, une église et la mairie sur le territoire de la cité de Meudon-la-Forêt.

Ministère de la Culture et de la Communication . Le Lotissement : histoires d’une architecture sans histoire . Une exposition conçue et réalisée par le ministère de la Cultureet de la Communication, direction générale des Patrimoines [en ligne]. 2015. Disponible sur: http://www.culturecommunication.gouv.fr/content/download/109623/1273687/version/1/file/MCC-livret_lotissements.pdf, p. 44. (Consulté le 29/07/2017.).

 

La résidence du Point-du-Jour à Boulogne-Billancourt

À Boulogne-Billancourt, en banlieue parisienne, Fernand Pouillon fait construire 2260 logements sociaux sur le territoire (ehemals) industriel. En plus des logements se trouvent des magasins et équipements dans les 25 bâtiments. Ce projet ambitieux amena beaucoup de problèmes à Pouillon. Au Point-du-Jour, Pouillon n’est pas seulement architecte mais aussi entrepreneur en bâtiment– ce qui était interdit en France à l’époque. En conséquence il fut arrêté et condamné à la prison dont il s'échappa  en 1963. Il est définitivement libéré en février 1965. Une autre conséquence de l’affaire du Point-du-Jour est son exclusion de l’Ordre des Architects.

VOLDMAN, Danièle. Fernand Pouillon, Architecte. Paris : Editions Payot & Rivages, 2006.

POUILLON, Fernand. Mémoires d’un architecte. Paris : Editions du Seuil, 1968.

LE CHATELIER, Luc. Fernand Pouillon, monumental architecte. Télérama [en ligne]. Disponible sur: http://www.telerama.fr/monde/fernand-pouillon-monumental-architecte,45393.php. (Consulté le 11/08/201.).

La résidence du Point-du-Jour à Boulogne-Billancourt. Architecte [en ligne]. Disponible en ligne: http://www.culturecommunication.gouv.fr/Thematiques/Architecture/Publications-et-audiovisuel/Publications/La-residence-du-Point-du-Jour-a-Boulogne-Billancourt. (Consulté le 11/08/2017.).

Guide officiel du Château de Belcastel, avec Vera Pouillon.

Brochure Résidence du Point-du-Jour. Ministère de la Culture et de la Communication, direction générale des Patrimoines, 2015 [en ligne]. Disponible sur: www.culturecommunication.gouv.fr/content/download/133825/1444868/version/1/file/Boulogne_light_1.pdf+&cd=1&hl=de&ct=clnk&gl=at. (Consulté le 11/08/2017.).

 

Aérogare de l’Aéroport de Marseille Provence à Marignane (1961)

L’aérogare de l’aéroport de Marseille-Provence a été conçue par Fernand Pouillon et inaugurée en 1961. Pouillon a construit la structure pour 3 millions de voyageurs, c’est-à-dire le triple du trafic habituel de l’époque, et il prenait surtout en considération le confort des passagers en prévoyant des déplacements courts, l’éclairage, la signalisation. L’aérogare consiste d’une surface de 19,000 m2 et comprend un hall principal avec une colonnade en béton qui forme le passage d’entrée. C’est cette partie de l’aéroport de Marseille-Provence, l’aérogare de Pouillon, qui a reçu le label de Patrimoine du XXe siècle. Avec sa construction saisissante en béton précontraint, cette aérogare mérite une comparaison avec les deux gares que Pouillon a conçues en Iran.

Patrimoine XX, Provence-Alpes-Côte d’Azur. PACA Culture, Aéroport Marseille Provence. [en ligne]. Disponible sur: <archive.wikiwix.com/cache/?url=http%3A%2F%2Fwww.paca.culture.gouv.fr%2Fdossiers%2Fxxeme%2Ffr_13.htm> (Consulté le 24 juillet 2017)

FUZIBET, Agnès. Ministère de la Culture. Marignane - Aéroport Marseille-Provence - Ministère de la Culture, Drac PACA. [en ligne]. (2000) Disponible sur: <www.culturecommunication.gouv.fr/Regions/Drac-Paca/Politique-et-actions-culturelles/Patrimoine-du-XXe-siecle/Le-label/Les-edifices-labellises/Label-patrimoine-du-XXe-Bouches-du-Rhone/Marignane/Marignane-Aeroport-Marseille-Provence> (Consulté le 24 juillet 2017)

 

Zeralda, Algérie (1967)

{ Fernand Pouillon Projets. Archigraphie [en ligne]. Disponible sur : http://www.archigraphie.eu/?p=642. (Consulté le 28/07/2017). }

 

À Zeralda, en banlieue d’Alger, (Zeralda. Wikipedia [en ligne]. Disponible sur :  https://en.wikipedia.org/wiki/Z%C3%A9ralda. (Consulté le 26/07/2017.).)  Fernand Pouillon construit un village touristique qui consiste d’hôtels et de bungalows autonomes. Construits d’après l’exemple de ses logements sociaux, il continua à Zeralda l’idée d’espaces privés petits et d’espaces extérieurs communs, bien aménagés. Ainsi se trouve à Zeralda par exemple un théâtre avec une vue sur la mer et les espaces communs et chemins sont aménagés de plantes. (VOLDMAN, Danièle. Fernand Pouillon, Architecte. Paris : Editions Payot & Rivages, 2006, p.280.) L’entrée principale, une grande porte, donne sur une galerie avec plafond en voûtes en arête de poisson. Sur une petite place se trouve une tour – tout cela donne l’idée que Fernand Pouillon fut inspiré par le plan de la ville stéréotype pour ses complexes touristiques et les cités de logements.

MAACHI MAÏZA, Myriam. L’architecture de Fernand Pouillon en Algérie. Insaniyat / إنسانيات [en ligne] 42 | 2008. mis en ligne le 30/09/2012. Disponible: http://insaniyat.revues.org/6707 ; DOI : 10.4000/insaniyat.6707. (Consulté le 26/07/2017.).

 

Quartier de la Brèche-aux-Loups (1967-1970)

Pendant son exile en Algérie, Fernand Pouillon planifie le quartier de la Brèche-aux-loups : En banlieue parisienne, à Ozoir-la-Ferrière, furent construites 400 maisons individuelles. Avec les commerces et le centre culturel, c’est plutôt un petit village qu’un simple lotissement. Ce qui est particulier, c’est que l’architecte intègre dans l’ensemble les espaces verts autour : au centre du lotissement se trouve un parc et un canal traverse l’ensemble.

Ministère de la Culture et de la Communication . Le Lotissement : histoires d’une architecture sans histoire . Une exposition conçue et réalisée par le ministère de la Cultureet de la Communication, direction générale des Patrimoines [en ligne]. 2015. Disponible sur: http://www.culturecommunication.gouv.fr/content/download/109623/1273687/version/1/file/MCC-livret_lotissements.pdf, p. 23. (Consulté le 29/07/2017.).

 

Tipaza, Algérie (1968)

A Tipaza, une ville à une centaine de kilomètres d’Alger, Fernand Pouillon fit construire trois ensembles touristiques de style méditerranéen au bord de la mer : Tipaza-Club, Tipaza la Corne d’Or et Tipaza Matarès. Tipaza la Corne d’Or est un village de petites maisons avec deux restaurants, un bar et un port nautique. Tipaza Matarès consiste de deux hôtels et 43 maisons à trois pièces. Il y a également des restaurants et un bar. C’est un des projets entrepris par Fernand Pouillon pour relancer le tourisme en Algérie. Les complexes accueillent des visiteurs encore aujourd’hui, et Tipaza la Corne d’Or fut récemment rénové.

(Algérie – Complexe touristique « La Corne d’Or » à Tipaza. Mondial Dz [en ligne]. Disponible sur : https://www.youtube.com/watch?v=x3tnkDEWXTM. (Consulté le 24/07/2017).)

Complexe touristique Corne d’Or Tipaza. Algérie-Monde [en ligne]. Disponible sur : http://www.algerie-monde.com/hotels/tipaza/corne-d-or/. (Consulté le 24/07/2017.).

LE CHATELIER, Luc. Tipaza, le détonnant complexe touristique de Pouillon. Telerama.fr [en ligne]. Disponible sur : http://www.telerama.fr/monde/tipaza-le-detonnant-complexe-touristique-de-pouillon,45212.php. (Consulté le 24/07/2017.).

Tipaza, une station balnéaire algérienne très en vue. rfi [en ligne]. Disponible sur : http://www1.rfi.fr/radiofr/editions/116/edition_148282.asp. (Consulté le 24/07/2017.).

Complexe touristique de Matarès. Algérie-Monde [en ligne]. Disponible sur : http://www.algerie-monde.com/hotels/tipaza/matares/. (Consulté le 24/07/2017.).

VOLDMAN, Danièle. Fernand Pouillon, Architecte. Paris : Editions Payot & Rivages, 2006, p.280.

 

Complexe de Sidi-Fredj, aux environs d’Alger (1968)

Sur la presqu’île de Sidi-Fredj, à 30 km à l’ouest d’Alger, Fernand Pouillon a construit un complexe de plusieurs bâtiments appartenant à un centre touristique engageant. Le complexe comprenait le port, des restaurants, un théâtre, un quartier de logements, et des hôtels avec 4,000 lits en total (y compris l’hôtel El Marsa, qui se distingue par ses murs angulaires en béton blanc et sa piscine insolite).

Wikipédia. Sidi-Fredj (Alger). [en ligne]. (modifié le 18 avril 2017) Disponible sur: <https://fr.wikipedia.org/wiki/Sidi-Fredj_(Alger)> (Consulté le 24 juillet 2017)

MAACHI MAÏZA, Myriam. Insaniyat - Revue algérienne d’anthropologie et de sciences sociales. L’architecture de Fernand Pouillon en Algérie. [en ligne]. (2008) Disponible sur: <https://insaniyat.revues.org/6707> (Consulté le 24 juillet 2017)

 

Conservatoire municipal de musique Jacques Ibert, Paris (1985 - 1987)

L’engagement de Fernand Pouillon après un concours pour la construction du Conservatoire municipal de musique Jacques Ibert, au XIXe arrondissement de Paris, montre que la ville de Paris voulait oublier l’affaire du Point du Jour. Le premier modèle fut réalisé au printemps de 1985, et la construction démarra un mois après sa mort. Les travaux furent terminés en 1987.

(Conservatoire de Musique et de Danse Jacques Ibert. Paris promeneurs [en ligne]. Disponible sur : http://www.paris-promeneurs.com/Architecture-moderne/Conservatoire-de-Musique-et-de. (Consulté le 22/07/2017.).) Cette œuvre, une de ses dernières, est marquée par un sentiment d’harmonie et de pureté. Au côté droit du bâtiment se trouve une fontaine. VOLDMAN, Danièle. Fernand Pouillon, Architecte. Paris : Editions Payot & Rivages, 2006, p. 308 – 309.

 

Logements avenue Jean-Jaurès 180, Paris (1985)

Egalement en 1985, après sa victoire à la consultation pour le conservatoire municipal de musique Jacques Ibert, Fernand Pouillon fut recommandé par l’Elysée et engagé pour bâtir un complexe de logements à Paris. Les bâtiments avec les 130 logements à 180-184 de l’avenue Jean-Jaurès ont également des magasins au rez-de-chaussée.

 

VOLDMAN, Danièle. Fernand Pouillon, Architecte. Paris : Editions Payot & Rivages, 2006, p. 309 – 311.